par Christian GERONDEAU (Président de la F.F.A.C.)
Chacun sait combien le pétrole a changé notre vie. Grâce à lui, nous pouvons nous déplacer comme jamais les générations passées ne l’ont pu.
Dans la vie quotidienne, la voiture a bouleversé notre vie et nous a ouvert de telles possibilités qu’y renoncer entraînerait une régression sans précédent de notre qualité de vie.
Le transport routier de marchandises est devenu la règle du fait de sa souplesse et de son économie. Qui imaginerait nos supermarchés ou nos commerces de détail desservis par train ou par péniche ?
Pour leur part, le transport aérien et le transport maritime sont indispensables aux échanges mondiaux et à la sortie de la pauvreté de la plus grande part de l’humanité. Et tous ces transports ne seraient pas possibles sans le recours au pétrole.
Mais l’actualité nous rappelle que les ressources sont limitées, et la hausse du prix du pétrole a des conséquences néfastes directes sur notre pouvoir d’achat. Pour beaucoup de ménages, les plus modestes, l’élévation du prix à la pompe est une source de préoccupation majeure, et parfois un drame financier. Quant à l’économie mondiale, elle est atteinte et vacille, même si la situation ne doit pas être dramatisée à l’excès.
Au sein de ce sombre panorama, il existe toutefois un rayon de soleil. Les accidents de la route continuent à régresser. Après des années de forte diminution dans notre pays, on aurait pu penser le contraire. Mais le premier semestre 2008 a été marqué par une nouvelle réduction du nombre des victimes, de près de 10 %.
Et tout conduit à penser que la crise pétrolière y est pour quelque chose, sinon pour beaucoup.
La conduite économique est aussi une conduite sûre. Vitesse limitée, attitude cool… jamais les automobilistes français n’ont été aussi disciplinés. Lorsqu’on conduit plus raisonnablement, on épargne pas seulement le carburant, mais aussi les vies humaines. Ce sont nos compatriotes qui donnent désormais l’exemple, à l’étonnement de nos voisins. Qui l’aurait cru possible ?