Sur la route, et encore plus en milieu urbain, la cohabitation entre usagers est souvent délicate et peut parfois se révéler dangereuse. C’est pourquoi, plus qu’ailleurs, vigilance et respect mutuel sont de mise.
Une cohabitation difficile
Premiers usagers montrés du doigt : les automobilistes, qui ont du mal à adapter leur vitesse en ville, qui surestiment leur capacité de réaction et qui respectent rarement les distances de sécurité. Rappelons qu’en agglomération la vitesse est limitée à 50 km/h, plafond qui n’a pas été fixé de manière arbitraire. A 60 km/h, il faut 8 mètres de plus pour s’arrêter qu’à 50 km/h, et un piéton percuté à 60 km/h a 85% de risques d’être tué contre 30% à 40 km/h.
Les autres usagers ne sont pas en reste. Une tradition semble s’être instaurée en ville pour les cyclistes, les cyclomotoristes les personnes en roller et en trottinette, qui consiste à remonter les sens interdits, griller les feux rouge, doubler les véhicules par la droite, rouler de nuit sans éclairage…. Le piéton, quant à lui, à tendance à traverser n’importe où en méconnaissance, le plus souvent, des feux sensés assurer sa sécurité.
Parce qu’il accueille toute cette palette d’usagers, le milieu urbain est complexe, notamment du point de vu de la sécurité routière. De plus, à l’opposé de la campagne, il n’est pas voué qu’au déplacement ; c’est aussi un lieu de vie, d’échanges, de résidence…cette zone de rencontre peut parfois devenir une zone de friction.
Un comportement plus citoyen
Que l’on soit piéton, automobiliste ou cycliste, chacun commet des incivilités dont certaines peuvent malheureusement avoir des conséquences dramatiques. Le manque de civisme se traduit le plus souvent par le non respect de l’autre, le non respect du code de la route, et un comportement égoïste qui se traduit uniquement par les risques qu’on est prêt à courir pour soi même (accident, sanction…). Pour faciliter la cohabitation, il est par conséquent indispensable de partager l’espace et d’adopter un comportement citoyen, ce qui tient parfois à peu de choses...
En avertissant systématiquement les autres usagers de sa présence, de ses intentions, et des manœuvres effectuées, on réduit considérablement les risques d’accident. Quoi de plus simple lorsqu’on circule à vélo de signaler son intention de tourner, d’un geste du bras vers la gauche ou la droite. Quoi de plus simple pour un automobiliste de mettre son clignotant lorsqu’il veut changer de direction ou allumer ses feux de détresse lorsque la circulation se trouve brusquement ralentie ou arrêtée. Ces règles élémentaires sont malheureusement trop souvent oubliées.
Il existe également des petits gestes, qui n’ont rien d’obligatoires, mais qui facilitent la cohabitation entre les usagers. Ce sont des petits gestes de courtoisie qui apportent un complément d’information. On peut par exemple indiquer à un piéton, hésitant devant un passage clouté, qu’on a compris son intention et qu’on va lui céder le passage. De la même manière on peut signaler à un automobiliste qu’on va le laisser quitter une place de stationnement pour s’immiscer dans la circulation. La communication et la courtoisie sont la base d’une bonne cohabitation entre usagers.
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